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Doobida

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Et bien mon mec a pris pas mal de congés payés en plus du mois après la naissance, et il reprend un mois à partir de vendredi.
J'admets que je suis mal à l'aise vis-à-vis de la société, de tous ces congés pour lui alors qu'il ne s'occupe pas du bébé. Il serait un peu plus capable autour de 10-12 mois, mais il faut prendre ce congé avant les 9 mois de l'enfant. Et quand sur ma proposition il avait pris un 90% pour s'occuper de notre aîné 1j/semaine, et bien il faisait systématiquement venir sa mère. Bref je m'égare un peu mais mon mec n'est pas une exception parmi les pères.. il y a de tout et pas du tout seulement des pères qui veulent/peuvent s'impliquer.
 

Sekhmet

Modératrice
Adhérent(e) LLLF
Quand l'accouchement se passe bien, on s'en remet avant la fin du congé mater normalement, même pour celles qui défendent le "mois d'or", ça ne dépasse pas 40 jours. Quand il y a eu des complications, c'est différent.
Ça dépend quand même du métier qu'on fait.
Franchement, je suis prof' et ça demande de beaucoup se démener debout, beaucoup de boulot à la maison, et pas mal d'énergie mentale. Que même avec un accouchement vraiment cool je n'avais pas à 2,5 mois. Pour d'autres métiers ça l'aurait fait, mais pour certains métiers fatigants c'est hard. Sans compter que mes congés d'été avaient été complètement sucrés (accouchement début juillet), ça aurait consisté grosso merdo à encaisser 2 années scolaires d'affilée sans repos. Pas gérable (j'ai pris 3 mois de parental pour retarder et reprendre en janvier, sinon je reprenais en octobre voire septembre).

Mais sinon oui je te rejoins sur la durée plus longue pour tout le monde... même si certains ne jouent pas vraiment le jeu.
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
il y a de tout et pas du tout seulement des pères qui veulent/peuvent s'impliquer.
Quand tu les laisses seuls, ils finissent par faire. On n'est pas nées avec le gène du changement de couche, c'est un apprentissage.
Et on met une brigade de contrôleurs de la secu, comme dans les arrêts maladie. "Bonjour monsieur, comment ça se passe avec bébé aujourd'hui ?"
 

Doobida

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
brigade de contrôleurs de la secu, comme dans les arrêts maladie. "Bonjour monsieur, comment ça se passe avec bébé aujourd'hui ?"
😂 Mon mec a assez peu d'empathie avec les bébés.. il lui faut des modèles, comme mon cousin récemment, pour qu'il "apprenne" à se positionner. Ça suffirait pas la brigade je pense 🤔
 

Cactus2002

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Quand l'accouchement se passe bien, on s'en remet avant la fin du congé mater normalement, même pour celles qui défendent le "mois d'or", ça ne dépasse pas 40 jours. Quand il y a eu des complications, c'est différent.
Je n'ai, personnellement, pas eu de complications à l'accouchement. Juste de mini bébés les deux fois. La première née à 36 semaines, avec un gros reflux traité mais très fatiguant. Ici le congé maternité est de 12 semaines au niveau suisse, 16 à Genève. Quand je suis arrivée à 12, je me suis dit que je n'aurais jamais pu reprendre. Je n'étais clairement pas en état. À 16 ça allait beaucoup mieux. J'ai repris à 19 semaines parce que je travaillais pour l'état qui accordait 20 semaines si on allaitait et 19 semaines correspondait à la rentrée académique donc c'était pratique. La différence entre 12 et 19 semaines était énorme pour moi.
Pour ma 2ème grossesse, je n'avais que les 12 semaines (autre contexte professionnel) mais comme j'allaitais, j'avais droit au congé sans solde. J'ai demandé les 20 semaines sans solde. Et c'était ce qu'il me fallait.
Je pense que ça dépend des femmes. Mais 2 mois et demi sans aucune autre possibilité c'est vraiment très tôt. Et s'il faut choisir entre perdre son emploi ou être épuisée car c'est trop tôt, ce n'est pas un choix fscile.
J'admets que je suis mal à l'aise vis-à-vis de la société, de tous ces congés pour lui alors qu'il ne s'occupe pas du bébé. I
Mais il fait d'autres choses, non ? Donc indirectement il prend soin de votre bébé. En faisant à manger ou la lessive ou je ne sais quoi il fait en sorte que tu puisses te consacrer entièrement à votre fils.
 

Doobida

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Mais il fait d'autres choses, non ?
Mais il peut le faire sans être là la journée 🤭 pour le coup il prend vraiment sa part tout en travaillant mais c'est vrai que j'en connais certains qui trouvent normal que leur compagne fassent comme elles sont en congé..
Mais là je trouve qu'on se marche dessus un peu et qu'en plus il me met la pression pour ranger ci ou ça parce qu'il ne tient pas en place et que j'ai des nids à bordel qu'il ne peut pas ranger lui-même...
Bon il va s'occuper avec le chaton là.
(Je me rends compte qu'il a plus d'empathie pour le chaton que pour le bébés 😶)
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
J'ai dit que je votais pour 6 mois (pour le bébé).
Je suis entourée de mamans qui reprennent la course à pied à 4 semaines. Si j'étais mère porteuse et que j'avais juste à accoucher, à J10 je suis au taf sans souci.
 

Nienna

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
En France si on est en poste depuis un an, on est protégé de la perte d'emploi avec congé parental (non rémunéré) possible jusqu'aux trois ans de l'enfant ou moins, et garantie de retrouver son poste ou équivalent à la reprise.
En théorie.


On n'est pas nées avec le gène du changement de couche
On n'est pas nées avec mais on y a parfois été entraînées dès un très jeune âge.
 

Tatian@

Modératrice
Membre de l'équipe
Animatrice LLL
Je trouve ça cool, ça correspond peu ou prou à mon expérience d'allaitement long.
Je reprends le message de Tatiana:
  • Le maternage à travers l’allaitement est le moyen le plus naturel et le plus efficace de comprendre et de satisfaire les besoins du bébé.
  • Pendant ses premières années, le bébé a un besoin intense de la présence de sa mère. Celui-ci est aussi fondamental que son besoin de nourriture.
  • Dès la petite enfance, les enfants ont besoin d’être guidés avec amour, ce qui implique l’acceptation de leurs capacités et la sensibilité à ce qu’ils ressentent.
Ce n'est pas que je veuille séparer les bébés de leurs mères et renvoyer tout le monde au bureau à 3 mois, mais je pense qu'il y a de la place pour la nuance, autour de l'allaitement justement;

Qu'on peut répondre aux besoins de son bébé, sans l'allaiter dès qu'il pleure (après le premier mois).
Que le bébé a besoin de sa mère, mais qu'il peut aussi y avoir plein d'autres bras chaleureux pour s'occuper de lui, surtout si sa mère a envie/besoin de faire autre chose que materner H24.
Qu'on peut aimer son bébé de tout son coeur et être attentif à ses besoins sans pour autant renoncer à imposer des ajustements pour l'équilibre familial - séparations, horaires de repas, sevrage de nuit quand la mère en a besoin et pas quand le bébé le décide...

Bref, qu'il peut y avoir des expériences d'allaitement, y compris long, différentes, et qu'on peut bénéficier de l'expertise et du soutien de LLL dans tous les cas. Je sais que c'est ce que l'asso propose en vie réelle, mais sur sa visibilité et sa communication, j'avais du mal à séparer une certaine "vision" de la maternité, qui n'est pas exactement la mienne, des conseils "techniques" que je cherchais.
Je n'arrive pas à suivre tous vos échanges qui sont passionnants.

Je réponds juste sur les concepts ;)
Ce n'est pas parce qu'on dit que "le bébé a un besoin intense de sa mère" qu'on veut forcément dire que la mère doit rester au foyer pendant 3 ans. C'est juste reconnaître que, lorsqu'on ressent ce besoin de "fusion" (je n'aime pas ce terme, mais il est souvent utilisé), c’est juste normal. C'est le reflet de la conscience que nous avons de la vulnérabilité de ce petit être et c'est aussi se reconnaître en tant qu'experte de ce bébé là. Il a donc besoin de nous, intensément. Cela ne signifie pas qu'on ne puisse pas déléguer ou que le bébé sera malheureux si on le confie à une autre personne bienveillante.

En réunion, je cite souvent l'exemple de Carlos Gonzales (auteur de "serre moi fort"). En tant que pédiatre il avait remarqué que dans sa salle d'attente, les mères gardaient leur bébé dans les poussettes même si celui-ci pleurait (elles berçaient, murmuraient, chantaient..). Lorsqu'il disait aux mères "vous ne voulez pas le prendre?", elles se précipitaient pour prendre leur bébé aux bras, comme si elles se censuraient et étaient soulagées par "l'autorisation" du profesionnel.
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Elle est étonnante cette anecdote. Pourquoi il faudrait une autorisation pour consoler un bébé ?
Quand je passe à côté d'un bébé ou d'un enfant qui pleure, je le réconforte, que ce soit le mien ou pas; et ça m'arrange bien qu'on fasse de même avec les miens. Même mes enfants font ça spontanément, si l'un de leurs bébés cousins chouine, ou un plus petit au parc , ils vont essayer de le distraire ou de lui parler.
Ça me parle beaucoup le reflexe de conforter un petit (bizarrement ça me paraît plus évident pour les enfants des autres que pour les miens, rapport au fait que régulièrement j'ai juste envie de les balancer par la fenêtre ), la fusion pas trop en revanche. Je n'ai vraiment jamais eu de mal à confier mes bébés, au contraire, j'étais heureuse et fière de les présenter à mes proches, et de les laisser en profiter. J'ai aussi besoin d'aide et que tout ne repose pas sur mes épaules. Et mes bébés/ enfants, je les vois "beaucoup", je les ai beaucoup aux bras, je les change des milliers de fois... pour moi c'est juste la répétition d'un quotidien, si quelqu'un d'autre peut s'en charger de temps en temps ça ne va pas me manquer, surtout que cette personne va probablement davantage apprécier que moi.
 

mamachocola

Hyperlactation
J'étais tombé sur un kiné qui devait avoir du mal a trouver sa place, il m'avait dit que la place du père était la plus importante 9 mois avant la conception et pendant la grossesse . Après c'est la mère, pratique. Puis l'homme sert de tiers séparateur . J'ai changé de kiné 😅
on dirait les propos de la mère de mon conjoint ! Un copié collé !
J'ai dit que je votais pour 6 mois (pour le bébé).
Je suis entourée de mamans qui reprennent la course à pied à 4 semaines. Si j'étais mère porteuse et que j'avais juste à accoucher, à J10 je suis au taf sans souci.
Là où moi il me faut 10mois 🤣
 

cerise

Modératrice
Adhérent(e) LLLF
Quand je passe à côté d'un bébé ou d'un enfant qui pleure, je le réconforte, que ce soit le mien ou pas;
À la piscine je me suis retrouvée avec une petite fille inconnue d'environ 3 ans dans les bras (elle a glissé, je l'ai aidée à se relever, et en pleurs elle m'a spontanément tendu les bras pour que je la console).
Bon j'étais un peu embêtée sur le moment car je me demandais à qui elle était, mais le papa est vite arrivé.
 

Doobida

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Pourquoi il faudrait une autorisation pour consoler un bébé ?
Ma mère a vécu quelques jours chez ses beaux-parents quand son aîné est né, et encore quelques mois à la naissance de son cadet. Ma grand-mère lui disait tout le temps de ne pas trop prendre à bras, qu'il fallait les habituer, etc. Elle devait faire exactement ce que Carlos Gonzales décrit : essayer tant bien que mal de calmer à la poussette. Et aujourd'hui encore, même si elle prend à bras si les bébés pleurent, elle aura toujours le premier réflexe de la poussette. Une de mes tantes par alliance m'a dit qu'elle avait écouté ces bêtes conseils de ne pas trop prendre dans les bras, qu'elle n'avait au qu'un enfant, et qu'elle regrettait amèrement de ne pas avoir "connu" son bébé. Ma belle-mère a pleuré en me voyant materner, en me disant qu'elle n'avait pas pu s'occuper de ses petits ainsi (bon pour elle c'est une autre histoire en plus, mais quand même).
Toutes ces femmes sont de la génération de Gonzalez. C'était les injonctions de l'époque. Ne pas les habituer. Les laisser faire leurs poumons etc.
 

Cactus2002

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Toutes ces femmes sont de la génération de Gonzalez. C'était les injonctions de l'époque. Ne pas les habituer. Les laisser faire leurs poumons etc
Tu connais le livre "libres enfants de summerhill"? Il date de 1971 et a eu un succès énorme en France. Je découvre a l'instant et je le trouve assez proche, même si daté, des conceptions actuelles de l'éducation. Voir plus libertaire.
 
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