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Je vide mon sac - bébé difficile !

Megee

Montée de lait
Bonjour @Megee,

Ça a l'air bien rude, votre histoire.... Je t'envoie une tonne de soutien ! :calin:
Je n'aurai pas d'avis ni de témoignage concernant les reflux..
En revanche beaucoup de tes descriptions m'ont rappelé mon aîné. Ton histoire me touche beaucoup ❤️
Il n'a jamais voulu dormir. Les siestes c'était entre 5 et 30 minutes quand on était chanceux. Jamais plus. Il se réveillait à chaque cycle (45 min) pour téter.
Il n'était pas en retard en motricité, se mettait assis seul à 5 mois, debout sans support à 7, premiers pas à 9...
Angoisse de séparation carabinée à 6 mois et demi...
Des dents qui poussaient aussi vite de celles d'un requin...
J'avais l'impression de ne jamais avoir de pause et je ne dormais jamais....
Il était imposable. Ma mère qui a eu trois enfants différents niveau sommeil, était hallucinée de voir à quel point l'alarme de pleurs hurlait dès qu'on faisait mine de le poser...!

Je vois très bien l'image su lion en cage, ici je me rendais malade si je passais plus d'une journée à la maison. La poussette ça n'allait pas, j'ai beaucoup porté. En porte-bébé ventral il n'était plus bien vers 4-5 mois je ne sais plus, et c'était sacrément lourd, alors j'ai commencé à porter au dos. Il ne dormait pas forcément plus facilement mais ça m'a changé la vie : j'avais un sac à dos confortable plutôt qu'un poids lourd devant.
J'ai beaucoup, beaucoup vadrouillé avec lui. J'allais manger avec des copines près de leur lieu de travail, je faisais des grandes marches, j'allais aux bébés nageurs, je me rendais à des expos, il fallait que je fasse des choses au risque de devenir folle.

Vers 6 mois on a convenu avec mon mec qu'il me laisserait 3h de grasse mat' ou 3h de sieste chaque weekend. La journée les tétées étaient plus faciles à espacer.
Il sortait de la maison pour le permettre un sommeil vraiment réparateur, sans hypervigilance.
J'allais aussi parfois chez mes parents et mes beaux-parents et ils faisaient pareil, sortir avec mon fils 3h pour me laisser dormir d'un sommeil de plomb sans l'entendre (même s'il ne pleurait pas, je ne pouvais pas dormir si je l'entendais).

Les cycles de sommeil la nuit se sont allongés vers 7-8 mois. Je me rappelle qu'on allait vérifier s'il respirait avec mon mec, tellement on était étonnés. Il faisait 2x 1h30 en début de nuit, puis rebelote toutes les 45 min en fin de nuit.

Puis avec la reprise de travail, de nouveau le chaos. À la crèche il n'a pas mieux dormi. 10 à 30 minutes max.
Et quand même, petit à petit, il a dormi. Je me souviens qu'à 13 mois je me disais qu'il n'y avait plus qu'un reveil la nuit avant le petit matin (4h du matin je prenais ça comme le matin, c'était royal).

Allez je ne raconte pas trop la suite parce qu'il a mis longtemps avant de dormir toute la nuit (après la naissance de sa sœur 🤭) mais il dort, maintenant, il dort vraiment bien, toute la nuit et d'un sommeil paisible. Je ne regrette pas de l'avoir accompagné. Et j'ai oublié la fatigue extrême.

Je ne peux qu'imaginer si en plus il y a des suspicion de douleurs pour ton bébé, tu dois être tellement inquiète. Et la vie nous paraît si injuste quand on voit d'autres parents nous dire oh et si tu lui donnais des porridge le soir comme nous il dormirait toute la nuit !

Ce pavé pour vraiment t'envoyer une de courage, de réconfort, de câlins.
:calin: :calin: :calin:
Tu es une guerrière !
Coucou

Merci pour ton témoignage. Quel enfer tu as vécu, je ne peux que compatir… mon bébé se réveille toutes les 1h/1h30, mais ton fils toutes les 45mn, ça a dû être tellement tellement dur ! 🤯 Tu as vraiment tout mon respect.

Je n’ai pu m’empêcher de sourire à l’expression « alarme de pleurs ». C’est tellement ça. La mienne, à peine on commence à se pencher dans l’intention de la déposer, elle se met à paniquer comme si on allait la jeter du mont Kilimandjaro !

Le portage dorsal c’est génial. Je n’ai vraiment pas de chance car ma fille ne supporte plus trop le porte-bébé depuis qu’elle a 3-4 mois 😞 Donc c’est en permanence portage à mains nues ! Bonjour les douleurs et membres engourdis…

C’est rassurant de lire ça. Car même si pour certains bébés ça prend beaucoup de temps, ça finit toujours par passer, et ils finissent toujours par dormir j’ai l’impression. Je ne sais pas du tout quand ça ira mieux pour ma fille. Mais ce que je sais déjà, c’est que comme toi je n’aurai aucun regret d’avoir été hyper présente (malgré ce que d’autres personnes disent).

Encore dernièrement quelqu’un (qui d’ailleurs n’a pas d’enfants…) m’a dit « il faut la laisser brailler. oh et un bébé fatigué ça finit toujours par dormir, il faut que tu l’épuises sur ses temps d’éveil tu verras ça ira beaucoup mieux ». Hallucinant comme les gens peuvent se permettre des conseils sans même connaître le bébé. Apres réflexion je crois que la prochaine fois au lieu d’argumenter je vais juste répondre : « D’abord tu t’en occupes pendant 24h, et seulement après tu auras la légitimité de me donner un conseil ». 😉

Merci beaucoup pour ton message en tout cas 🥰🥰🥰🥰
 

Megee

Montée de lait
Bonjour @Megee ,

Je t'envoie tout mon soutien ! Ton bébé a une chance incroyable de t'avoir.

Ton histoire me fait un peu penser à la mienne mais en plus compliqué encore.

Mon bébé avait un petit reflux (ça la rendait souvent inconfortable mais je ne pense pas qu'elle en souffrait constamment non plus) qui était dû principalement à une APLV et je pense aggravés par des soucis de succion. Sa succion s'est améliorée progressivement et l'arrêt des PLV a fortement diminué le reflux. Avant ça, elle régurgitait beaucoup, faisait ses siestes sur nous tout bébé ou très courtes. Son sommeil était très compliqué (le sommeil reste compliqué, car elle a désormais des soucis de transit qui ma gêne souvent et même sans ça me sommeil est encore compliqué ^^). Elle pleurait souvent et sentait tout le temps le vomi. En plus elle était accrochée au sein les premiers mois, et ensuite elle refusait parfois le sein et on la sentait gênée dans ce cas.

J'avais eu le droit à un ostéo qui m'a dit que si ma fille pleurait c'était à cause de moi et qu'il fallait avant tout faire que je vois quelqu'un. J'avais trouvé ça violent et je trouve que ce que ça t'a dit ton pédiatre encore pire. Ils confondent la cause et la conséquence ! Comment veulent ils qu'une maman aille bien quand elle constate que son bébé souffre, qu'elle ne trouve pas de solution, qu'elle est très fatiguée avec un bébé qui dort mal et qu'elle n'a pas de pause. Et puis bon, je vois pas en quoi laisser ton bébé pleurer ou moins le porter l'aiderait... Tu fais tout bien !

Les conseils contradictoires et les avis différents c'est la plaie et c'est bien difficile de s'y retrouver. Donc tu fais au mieux ! Je te dirais aussi de te faire confiance et que tu n'es pas folle.

Si le papa a besoin de bien dormir, toi aussi. Tu peux essayer de négocier quelques heures le matin. Et autrement le papa peut sortir 1h avec ton bébé pour que tu aies une pause (et que tu prennes du temps pour toi). Je crois que la poussette c'est bof. Est-ce que tu es déjà passée à une poussette normale? La mienne est beaucoup plus calme ainsi, elle peut regarder 1h dans le vide ^^

Et autrement je vois que le profil bébé difficile semble corrélé à un développement moteur assez rapide puisque c'est aussi le cas de la mienne qui est très vive et énergétique et devrait marcher dans les prochaines semaines soit entre 9 et 10 mois
Merci beaucoup pour tes mots encourageants.

Exactement, je suis d’accord. C’est la situation qui nous oblige à être très très proximale avec notre bébé… on n’a pas le choix. Je ne serais pas contre un peu plus d’indépendance au contraire, mais je ne peux pas laisser mon enfant souffrir et hurler dans son lit. Et il faut bien qu’elle dorme à un moment donné, si elle n’y arrive que dans les bras…

Oui les termes ont été assez violents et culpabilisants.

En effet depuis que j’ai mis la poussette en position assise + face au monde, ça va beaucoup mieux. Elle aime beaucoup regarder autour d’elle. Il y a juste les sangles pour l’attacher qui la font criser, je n’ai pas encore trouvé de solution pour ça.
 

Poussindemars

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
Ça me désole d’avoir essayé pour rien…
Tu peux réessayer, lui en donner 3 semaines à dose normale (ce qui t'a été prescrit au départ) et voir si ça va mieux ou pas histoire d'être fixée une bonne fois pour toutes 😊

Perso j’ai du mal à différencier les pleurs de douleurs des pleurs de fatigue
Pas toujours évident, on fait comme on peut.
Chez mon bébé nos doutes n'ont pas duré longtemps, les pleurs de douleur se sont vite transformés en hurlements, il se cambrait en arrière, donnait des coups de tête, me griffait... Et je le portais à bras tout le temps chez nous, il ne supportait pas d'être porté en écharpe à l'intérieur (à l'extérieur j'y arrivais mais c'était une bataille pour le mettre dans l'écharpe et il commençait toujours la sortie en pleurs avant de se calmer).
 

Cactus2002

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Perso j’ai du mal à différencier les pleurs de douleurs des pleurs de fatigue
En es tu sûre ? Pour avoir eu un bébé avec reflux, le pleur de douleur n'a rien à voir avec un pleur pour téter ou à cause d'un peu de fatigue. La douleur engendre de vrais hurlements. Il est impossible (en tout cas pour ma fille à l'époque) de confondre cela avec de la fatigue. Quand je l'ai emmenée chez le pédiatre, il l'a entendue hurler et jeter la tête en arrière, il n'a pas eu une seconde d'hésitation.
 

Doobida

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Je différenciais les pleurs de douleurs de ma fille (elle se faisait pincer par son frère 🫣). Mais mon fils jamais. Pourtant je ne crois pas qu'il n'ait jamais eu de douleurs, les dents on en a quand même sacrément bavé et le paracétamol fonctionnait...
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Pour moi aussi, les pleurs de douleur, de trop-plein émotionnel, de fatigue et de faim, étaient assez distincts. J'avais du mal à supporter les premiers. Je n'irai pas jusqu'à en faire une science exacte, il y a des bébés qui réagissent au quart de tour et assez violemment quel que soit le degré d'inconfort.
 

Megee

Montée de lait
En es tu sûre ? Pour avoir eu un bébé avec reflux, le pleur de douleur n'a rien à voir avec un pleur pour téter ou à cause d'un peu de fatigue. La douleur engendre de vrais hurlements. Il est impossible (en tout cas pour ma fille à l'époque) de confondre cela avec de la fatigue. Quand je l'ai emmenée chez le pédiatre, il l'a entendue hurler et jeter la tête en arrière, il n'a pas eu une seconde d'hésitation.

Une fois malheureusement je lui ai fait mal en lui coupant les ongles (un morceau de peau est parti avec l’ongle…), c’était des pleurs très intenses, qui partaient dans les aigus. Eh bien ces mêmes pleurs, elle est capable de me les ressortir quand elle est très contrariée, quand je la pose dans son lit, ou quand elle a peur d’un visage qu’elle ne connaît pas. Elle est assez intense dans toutes ses réactions de manière générale, ce qui rend leur interprétation compliquée.

Par contre quand elle a faim, elle ne pleure pas. Ça m’a toujours étonné. Elle peut être tranquillement en train de jouer, je me dis tiens je vais lui proposer le sein ça fait longtemps qu’elle n’a pas tété, eh bien elle va se jeter dessus d’un air affamé, et c’est seulement comme ça que je peux savoir qu’elle avait faim… elle n’est pas facile à déchiffrer 😅
 

Cactus2002

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Une fois malheureusement je lui ai fait mal en lui coupant les ongles (un morceau de peau est parti avec l’ongle…), c’était des pleurs très intenses, qui partaient dans les aigus. Eh bien ces mêmes pleurs, elle est capable de me les ressortir quand elle est très contrariée, quand je la pose dans son lit, ou quand elle a peur d’un visage qu’elle ne connaît pas. Elle est assez intense dans toutes ses réactions de manière générale, ce qui rend leur interprétation compliquée.

Par contre quand elle a faim, elle ne pleure pas. Ça m’a toujours étonné. Elle peut être tranquillement en train de jouer, je me dis tiens je vais lui proposer le sein ça fait longtemps qu’elle n’a pas tété, eh bien elle va se jeter dessus d’un air affamé, et c’est seulement comme ça que je peux savoir qu’elle avait faim… elle n’est pas facile à déchiffrer 😅
Tu connais finalement quand même très bien ta fille ! Mais effectivement, pas fscile si elle fonctionne comme cela
 

lili-charlotte

Période de pointe
Souvent je différencie les pleurs selon le contexte et les difficultés à les stopper. Si je la mets au sein et qu'elle continue à pleurer, c'est que ça ne va vraiment pas et qu'il y a une douleur.

Mais quand elle avait son reflux ce n'était pas des pleurs non stops, ce qui a compliqué le diagnostic.

Pour le portage, as-tu essayé dans le dos ? (Je propose ça mais je ne le fais pas moi-même ^^)

Les bébés qui crisent c'est compliqué. J'essaie de ne pas forcer la mienne à faire ce qu'elle ne veut pas mais je me heurte à la pratique quand elle crise pour ne pas mettre son manteau ou quand je la change.

Tu es la meilleure maman pour ton bébé !
 

Megee

Montée de lait
@Megee je suis tellement désolée que la situation ne se soit pas améliorée pour toi, c'est hyper dur ce que tu vis, plein de soutien :calin: :calin::calin:

Je bloque sur le reflux, l'inexium n'a donné aucune amélioration au bout de 2/3 semaines? La piste d'une allergie alimentaire a-t-elle été creusée avec des tests d'allergie ?
Un examen à l'hôpital t'a-t-il été proposé pour déterminer s'il y a une oesophagite ou pas?
Si tu penses que ton bébé peut en avoir une, tu as le droit de te rendre aux urgences pédiatriques les plus proches de chez toi et de leur expliquer la situation en leur demandant d'explorer la piste de l'œsophagite. Notre pédiatre nous l'avait conseillé quand on était venus la consulter alors qu'on était à bout physiquement et nerveusement (finalement on ne l'a pas fait).


😡 C'est honteux de dire ça alors que tu es épuisée et que tu donnes tout pour ton bébé!
Idem pour la remarque "mère toxique"...🤬

Il existe des unités de soin parent-enfant pour aider les parents en détresse, que ce soit un épuisement, une dépression post-partum, ou tout autre difficulté intense. Si tu en as une proche de chez toi n'hésite pas à les contacter (tu peux demander les coordonnées à la PMI), c'est souvent rattaché à un hôpital ou un centre psychiatrique. Ils proposent des consultations, des hospitalisations de jours avec différents intervenants, pour permettre aux mamans de recharger les batteries pendant qu'ils s'occupent de bébé. J'y suis allée avec mon conjoint, ils sont super, je regrette de ne pas avoir su que cela existait quand j'étais au fond du trou à cause du RGO.

Pour les nuits et le manque de sommeil je compatis+++ c'est tellement dur de ne pas dormir :calincoeur:
(À 7 mois je passe encore une partie de mes nuits en surdodo, bébé se réveillant toutes les 2h, parfois 1h30).

Il faut absolument que tes proches t'aident davantage, que tu aies du soutien extérieur médical ou d'un association, l'épuisement peut conduire à une dépression post-partum et ton bébé a besoin de toi.

A 6 mois 1/2 si bébé mange des purées cela te permettrait peut-être de passer le relais à un proche? Le temps pour toi de faire une sieste, de sortir marcher pour prendre l'air, de souffler.

Plein de courage, tu en as déjà beaucoup pour tenir le coup jusqu'ici!!
Coucou

Juste un petit message pour te remercier de m’avoir parlé de l’unité de soins parents - bébé, dont je ne connaissais pas l’existence. Suite à ton message j’ai contacté celui de ma ville, et comme une place venait de se libérer ils me proposent de passer une journée par semaine dans l’unité, ça va me permettre de décompresser, de prendre du temps pour moi, et de me faire accompagner dans l’apaisement de mon bébé (balnéothérapie, etc…) 🥰🥳
 

Melyssa

Colostrum
Bonjour à toutes,

J’écris ce poste uniquement pour me plaindre et vider mon gros sac. Trouver une oreille attentive et me sentir comprise de mamans qui, peut-être, ont vécu la même chose que moi. (Si vous n’avez pas envie de lire du négatif, je vous conseille d’arrêter votre lecture ici). Je n’attends pas de solutions car je sais qu’il n’y en a pas vraiment, à part le temps qui passe.

Ma fille de 2 mois 1/2 (11 semaines bientôt) est un bébé extrêmement désiré. Je l’aime de toute mon cœur. Mais pour être honnête, elle coche toutes les cases du « bébé difficile », et les journées sont très très longues. Je m’explique :

> Sur ses temps d’éveil, on n’a pas pu la poser (que ce soit transat, coussin, tapis, poussette) avant ses 7-8 semaines. Elle criait à la mort dès qu’elle quittait les bras. J’ai passé les premières semaines assise ou clouée au lit à ne rien pouvoir faire. Aujourd’hui on arrive à la poser par tranches de 15/20mn si elle n’est pas trop fatiguée, c’est peu, mais bien mieux qu’avant ! Et il faut absolument rester à côté d’elle à lui parler. Je ne peux pas faire autre chose à côté, sinon elle m’appelle.

> Son sommeil en journée est catastrophique. Après son réveil le matin elle est d’excellente humeur pendant environ 30 minutes : elle rie aux éclats, sourit, nous raconte de longs discours, c’est un vrai bonheur. Puis les premiers signes de fatigue arrivent : elle baille, ses yeux rougissent, elle s’agite. Là je sais qu’il faut la coucher pour la sieste. Les 2-3 premières semaines c’était relativement facile, il suffisait de l’allaiter, elle s’endormait sur le sein direct. Mais maintenant ça ne fonctionne plus, elle est beaucoup plus éveillée et lutte contre le sommeil. La seule technique qui me permet de la faire dormir avec 90% de chance de réussite c’est le porte-bébé. Elle crise au moment de l’installation, mais dans les 5 minutes elle s’endort. Cependant grosse contrainte : il faut que je marche pour la bercer, sinon elle se réveille et pleure. Je ne peux pas non plus m’asseoir. Donc je passe mon temps à randonner dans mon appartement, toute la journée avec elle en porte-bébé, au bout de presque 3 mois je deviens folle - et qu’est ce que j’ai mal au dos. Donc j’essaye d’autres techniques. Je marche dans mon appartement en la portant juste dans les bras sans porte-bébé, pour arriver à la faire somnoler. Quand elle s’endort enfin (ça prend beaucoup de temps), j’attends 20 bonnes minutes avant de me pencher pour essayer de la poser dans son lit, mais elle se réveille directement et hurle ! Il faut tout recommencer de 0. Je fais ça en boucle TOUTE LA JOURNÉE. La poser encore somnolente, ça marche encore moins, malgré l’instauration d’un rituel (lumière tamisée, bruits blancs, etc). J’ai aussi essayé de la poser dans la poussette et de la bercer très énergiquement, ça marche parfois, mais il faut maintenir le rythme de bercement tout au long de la sieste pour avoir un espoir que ça marche. Si on rassemble les petit morceaux il doit y avoir 2h maximum de sieste en tout sur la journée - 4h si je craque et utilise le porte-bébé. Elle passe ses journées à pleurer de fatigue, je vois qu’elle supplie de pouvoir dormir et je ne peux rien faire pour l’aider !

> Forcément en dormant aussi peu, en fin d’après-midi elle finit grognon et agitée. L’endormissement du soir va prendre du temps : 1h si j’ai de la chance, mais ça peut aller jusqu’à 2h30. Je m’allonge dans mon lit sur le côté et je la mets au sein : quand enfin elle s’est endormie je me décale délicatement et je « dors » à côté d’elle (une amélioration, car les 5 premiers semaines elle n’a dormi que sur mon torse!). La chance que j’ai dans mon malheur, c’est qu’elle a toujours différencié la nuit de la journée. La nuit elle tète en restant semi-endormie, elle se rendort directement sans protestation. Je dirais qu’elle dort environ 10h (avec coupures tétées bien évidemment). Mais moi je n’arrive pas vraiment à dormir à côté d’elle, je reste en hypervigilance par peur qu’elle s’étouffe, je préférerais qu’elle accepte son cododo. Et puis elle est bruyante, et se tortille beaucoup (gaz?) en deuxième partie de nuit. Je tourne à 2-3h de sommeil par 24h. C’est usant, je n’ai plus de forces.

> L’allaitement a toujours été très intense. Jusqu’à ses 10 semaines son rythme était une tétée toutes les 1h30/2h maximum, nuit et jour ! Difficile pour mon conjoint de me relayer dans ces conditions, le bébé est scotché à moi, c’est moi qui dois faire toutes les nuits (et les journées car il travaille) depuis l’accouchement. Maintenant elle peut espacer de 3h max en journée, parfois même 4h la nuit. Mais les tétées sont très agitées, bébé décroche le sein toutes les 10 secondes, est distrait par son environnement, s’étrangle ou pleure (je pense à un REF). Pourtant elle grossit bien, sa courbe de poids est bonne, le médecin et la sage femme me disent toujours que c’est un beau bébé en bonne santé.

> Avec toutes ces contraintes, je ne fais aucune sortie. En poussette son seuil de tolérance est court, assez rapidement elle va se mettre à pleurer. En voiture pareil : elle s’endort quand on roule, mais quand on est à un feu rouge ou qu’on s’arrête, elle se réveille et pleure. Je ne sors que pour les rendez-vous médicaux. La dernière fois qu’on a été chez le médecin elle a hurlé tout du long, en sortant j’ai vu toutes les personnes dans la salle d’attente me dévisager.

> Je vis dans un monde parallèle. Je rêve de pouvoir passer une après-midi au lac, de refaire un ciné, un restaurant, même simplement regarder la télé ou faire une sieste… me reconnecter à la vraie vie, souffler le temps de quelques heures. Mais je ne peux pas. Je me sens punie, comme un lion en cage, j’aimerais tellement pouvoir m’aérer (surtout quand je vois mon mari, une fois de temps en temps sortir avec ses amis - avec mon accord, je comprends tout à fait qu’il ait besoin de relâcher il travaille très dur). J’ai déjà tenté de faire prendre un biberon de lait maternel à ma fille, pour pouvoir la faire garder à mes parents qui n’attendent que ça, ou à mon mari. Mais elle refuse toutes les tétines et ne veut que le sein. Et même si je la laisse 1 heure entre deux tétées, je ne suis pas tranquille car je sais qu’elle est en train de pleurer.

> Je suis également un régime d’éviction stricte des PLV de ma propre initiative, pour voir si cela soulage ma fille de son reflux (j’ai déjà été voir un chiropracteur certifié chirobliss pour faire vérifier ses freins de langue, et ostéopathe pour faire vérifier ses tensions). Donc en plus de j’ai également beaucoup de privations alimentaires, sachant que j’adore le fromage, et les produits à base de lait en général.

> Depuis le début j’ai enchainé engorgements, mastite sur mastite avec fièvre, ampoules de lait et j’en passe. Je suis sur-stimulée physiquement, et c’est pour ça que je n’aime pas le tire-lait, je l’utilise uniquement pour tenter de faire accepter le biberon à ma fille (sans succès pour l’instant) .

> Je m’accroche à mon allaitement par amour pour ma fille. Mais par amour pour moi-même, pour pouvoir laisser mon corps tranquille, cesser ces privations alimentaires et passer le relais à d’autres, je suis très souvent tentée d’arrêter l’allaitement et passer au lait infantile. Grâce à ma conseillère en allaitement j’ai tenu le coup jusqu’à présent. J’ai aussi conscience que ça risque d’amener plein d’autres problèmes que je risque de regretter (galère de faire accepter la tétine, galère de trouver le bon lait que ma fille digère sans augmenter ses reflux, galère d’endormissement le soir sans le sein). Le dilemme est immense…

Un grand merci à toutes celles qui ont eu le courage de me lire !

Une maman très fatiguée
Bonjour,
En lisant votre message, je me suis vue aujourd’hui. Mot pour mot, votre texte reflète ma vie… ma fille a 12 semaines aujourd’hui. Avec du recul et l’année qui est passée, auriez-vous svp des conseils à m’apporter ? Des fois j’ai l’impression de ne plus réussir à faire face, et la fatigue commence sérieusement à me faire souffrir 😕 merci beaucoup pour votre aide 🙏🏽 belle journée à vous
 

Megee

Montée de lait
Bonjour,
En lisant votre message, je me suis vue aujourd’hui. Mot pour mot, votre texte reflète ma vie… ma fille a 12 semaines aujourd’hui. Avec du recul et l’année qui est passée, auriez-vous svp des conseils à m’apporter ? Des fois j’ai l’impression de ne plus réussir à faire face, et la fatigue commence sérieusement à me faire souffrir 😕 merci beaucoup pour votre aide 🙏🏽 belle journée à vous
Bonjour,

Déjà, je tiens à vous serrer très fort dans mes bras virtuellement ! Vous êtes très courageuse car c’est une situation d’une extrême difficulté pour le corps et le mental. Personne ne peut réellement comprendre sans l’avoir vécu (même ceux qui ont eu des enfants, parfois ne sont pas en mesure de comprendre car ont eu une expérience totalement différente).

Je veux vous donner de l’espoir : aux 10-11 mois de ma fille les choses ont commencé franchement à s’améliorer, semaine après semaine. Elle a aujourd’hui bientôt 16 mois, et la vie est tellement plus douce 💕 Quand c’est l’heure de dormir on a juste à la poser dans son lit, elle est toute contente de retrouver ses doudous, on quitte la pièce, et… elle s’endort. Oui, sans bercements, sans sein, sans pleurs. Elle dort toute la nuit, même quand elle fait ses dents. Le matin elle se réveille sans pleurer, elle gazouille dans son lit et attend sagement qu’on vienne la chercher. La différence est in-cro-yable. On a recommencé à vivre normalement. Finies les micro-siestes de seulement 30mn, maintenant elle fait une seule sieste qui dure 1h30, donc j’ai le luxe de pouvoir moi aussi faire une p’tite sieste en début d’après-midi 🥰 Bien sûr elle a quand même gardé son tempérament koala : sur ses temps d’éveil elle demande encore beaucoup les bras. Mais son rapport au sommeil est tellement plus apaisé. Et moi je peux enfin redormir, quel soulagement.

Avec le recul, je pense sincèrement que certains bébés détestent être des bébés. Une fois qu’ils acquièrent plus d’autonomie, de mobilité, le moyen de comprendre le monde qui les entoure et d’exprimer leurs besoins, ils deviennent beaucoup plus faciles. Donc le temps et la patience sont une grande partie de la solution…

Aussi, il y a certaines choses que je ferais différemment :
  • J’irais très rapidement après la naissance consulter une conseillère en lactation formée en freins buccaux (ou autre personne suffisamment qualifiée). Le frein lingual de ma fille a été diagnostiqué trop tard (7 mois) pour pouvoir envisager une intervention chirurgicale. C’est ce frein qui a été à l’origine de son reflux, et donc de son inconfort.

  • Je commencerais à verbaliser les choses beaucoup plus tôt, même à un âge où on a l’impression que son bébé ne comprend rien. Avec le recul, plus je vois ma fille évoluer, plus je comprends à quel point elle a besoin de mettre du sens sur ce qui l’entoure. Alors je lui décris vraiment tout ce qu’on fait : où on va, pourquoi on va dans la chambre, pourquoi on doit dormir, où papa et maman sont dans la maison quand elle dort. Elle ne parle pas encore mais elle comprend absolument tout et mes explications l’apaisent. Vraiment j’aurais dû faire ça depuis sa naissance, je suis convaincue que ça l’aurait aidé.

  • Un petit quelque chose qui nous a aidé aussi, c’est quand on a commencé à autoriser quelques peluches dans son lit, après 1 an, et à leur attribuer des prénoms. Du coup elle a commencé à associer le lit aux retrouvailles avec ses peluches plutôt qu’à un lieu de séparation avec ses parents. Et comme elle a un grand besoin de contenance (logique, elle s’est très longtemps endormi contre nous!), les peluches viennent un peu prendre le relais : elle les sert très fort contre elle pour s’endormir. Bien sûr c’est à introduire à un âge où l’enfant est 100% mobile pour éviter tout risque de suffocation.

  • Enfin, je serrerais encore plus fort mon enfant contre moi. Je suis honnête : pour rien au monde je ne voudrais revivre la période nouveau-né, mais je donnerais tout pour ressentir juste une fois encore le tout petit corps de mon bébé qui s’endort contre moi.

  • Comme dit plus haut il existe des dispositions comme les unités parents - bébés qui permettent aux parents épuisés de trouver du relais, du repos, une oreille attentive. N’attendez pas d’avoir l’impression de vous écrouler pour appeler à l’aide 🙏 Personnellement j’ai frôlé l’hospitalisation tellement j’étais épuisée. Je ne souhaite cela à personne.

Je reste disponible en MP si vous avez besoin de « vider votre sac » vous aussi 🫶🏼😘
 
Dernière édition:

Camille0404

Colostrum
Bonjour à toutes,

J’écris ce poste uniquement pour me plaindre et vider mon gros sac. Trouver une oreille attentive et me sentir comprise de mamans qui, peut-être, ont vécu la même chose que moi. (Si vous n’avez pas envie de lire du négatif, je vous conseille d’arrêter votre lecture ici). Je n’attends pas de solutions car je sais qu’il n’y en a pas vraiment, à part le temps qui passe.

Ma fille de 2 mois 1/2 (11 semaines bientôt) est un bébé extrêmement désiré. Je l’aime de toute mon cœur. Mais pour être honnête, elle coche toutes les cases du « bébé difficile », et les journées sont très très longues. Je m’explique :

> Sur ses temps d’éveil, on n’a pas pu la poser (que ce soit transat, coussin, tapis, poussette) avant ses 7-8 semaines. Elle criait à la mort dès qu’elle quittait les bras. J’ai passé les premières semaines assise ou clouée au lit à ne rien pouvoir faire. Aujourd’hui on arrive à la poser par tranches de 15/20mn si elle n’est pas trop fatiguée, c’est peu, mais bien mieux qu’avant ! Et il faut absolument rester à côté d’elle à lui parler. Je ne peux pas faire autre chose à côté, sinon elle m’appelle.

> Son sommeil en journée est catastrophique. Après son réveil le matin elle est d’excellente humeur pendant environ 30 minutes : elle rie aux éclats, sourit, nous raconte de longs discours, c’est un vrai bonheur. Puis les premiers signes de fatigue arrivent : elle baille, ses yeux rougissent, elle s’agite. Là je sais qu’il faut la coucher pour la sieste. Les 2-3 premières semaines c’était relativement facile, il suffisait de l’allaiter, elle s’endormait sur le sein direct. Mais maintenant ça ne fonctionne plus, elle est beaucoup plus éveillée et lutte contre le sommeil. La seule technique qui me permet de la faire dormir avec 90% de chance de réussite c’est le porte-bébé. Elle crise au moment de l’installation, mais dans les 5 minutes elle s’endort. Cependant grosse contrainte : il faut que je marche pour la bercer, sinon elle se réveille et pleure. Je ne peux pas non plus m’asseoir. Donc je passe mon temps à randonner dans mon appartement, toute la journée avec elle en porte-bébé, au bout de presque 3 mois je deviens folle - et qu’est ce que j’ai mal au dos. Donc j’essaye d’autres techniques. Je marche dans mon appartement en la portant juste dans les bras sans porte-bébé, pour arriver à la faire somnoler. Quand elle s’endort enfin (ça prend beaucoup de temps), j’attends 20 bonnes minutes avant de me pencher pour essayer de la poser dans son lit, mais elle se réveille directement et hurle ! Il faut tout recommencer de 0. Je fais ça en boucle TOUTE LA JOURNÉE. La poser encore somnolente, ça marche encore moins, malgré l’instauration d’un rituel (lumière tamisée, bruits blancs, etc). J’ai aussi essayé de la poser dans la poussette et de la bercer très énergiquement, ça marche parfois, mais il faut maintenir le rythme de bercement tout au long de la sieste pour avoir un espoir que ça marche. Si on rassemble les petit morceaux il doit y avoir 2h maximum de sieste en tout sur la journée - 4h si je craque et utilise le porte-bébé. Elle passe ses journées à pleurer de fatigue, je vois qu’elle supplie de pouvoir dormir et je ne peux rien faire pour l’aider !

> Forcément en dormant aussi peu, en fin d’après-midi elle finit grognon et agitée. L’endormissement du soir va prendre du temps : 1h si j’ai de la chance, mais ça peut aller jusqu’à 2h30. Je m’allonge dans mon lit sur le côté et je la mets au sein : quand enfin elle s’est endormie je me décale délicatement et je « dors » à côté d’elle (une amélioration, car les 5 premiers semaines elle n’a dormi que sur mon torse!). La chance que j’ai dans mon malheur, c’est qu’elle a toujours différencié la nuit de la journée. La nuit elle tète en restant semi-endormie, elle se rendort directement sans protestation. Je dirais qu’elle dort environ 10h (avec coupures tétées bien évidemment). Mais moi je n’arrive pas vraiment à dormir à côté d’elle, je reste en hypervigilance par peur qu’elle s’étouffe, je préférerais qu’elle accepte son cododo. Et puis elle est bruyante, et se tortille beaucoup (gaz?) en deuxième partie de nuit. Je tourne à 2-3h de sommeil par 24h. C’est usant, je n’ai plus de forces.

> L’allaitement a toujours été très intense. Jusqu’à ses 10 semaines son rythme était une tétée toutes les 1h30/2h maximum, nuit et jour ! Difficile pour mon conjoint de me relayer dans ces conditions, le bébé est scotché à moi, c’est moi qui dois faire toutes les nuits (et les journées car il travaille) depuis l’accouchement. Maintenant elle peut espacer de 3h max en journée, parfois même 4h la nuit. Mais les tétées sont très agitées, bébé décroche le sein toutes les 10 secondes, est distrait par son environnement, s’étrangle ou pleure (je pense à un REF). Pourtant elle grossit bien, sa courbe de poids est bonne, le médecin et la sage femme me disent toujours que c’est un beau bébé en bonne santé.

> Avec toutes ces contraintes, je ne fais aucune sortie. En poussette son seuil de tolérance est court, assez rapidement elle va se mettre à pleurer. En voiture pareil : elle s’endort quand on roule, mais quand on est à un feu rouge ou qu’on s’arrête, elle se réveille et pleure. Je ne sors que pour les rendez-vous médicaux. La dernière fois qu’on a été chez le médecin elle a hurlé tout du long, en sortant j’ai vu toutes les personnes dans la salle d’attente me dévisager.

> Je vis dans un monde parallèle. Je rêve de pouvoir passer une après-midi au lac, de refaire un ciné, un restaurant, même simplement regarder la télé ou faire une sieste… me reconnecter à la vraie vie, souffler le temps de quelques heures. Mais je ne peux pas. Je me sens punie, comme un lion en cage, j’aimerais tellement pouvoir m’aérer (surtout quand je vois mon mari, une fois de temps en temps sortir avec ses amis - avec mon accord, je comprends tout à fait qu’il ait besoin de relâcher il travaille très dur). J’ai déjà tenté de faire prendre un biberon de lait maternel à ma fille, pour pouvoir la faire garder à mes parents qui n’attendent que ça, ou à mon mari. Mais elle refuse toutes les tétines et ne veut que le sein. Et même si je la laisse 1 heure entre deux tétées, je ne suis pas tranquille car je sais qu’elle est en train de pleurer.

> Je suis également un régime d’éviction stricte des PLV de ma propre initiative, pour voir si cela soulage ma fille de son reflux (j’ai déjà été voir un chiropracteur certifié chirobliss pour faire vérifier ses freins de langue, et ostéopathe pour faire vérifier ses tensions). Donc en plus de j’ai également beaucoup de privations alimentaires, sachant que j’adore le fromage, et les produits à base de lait en général.

> Depuis le début j’ai enchainé engorgements, mastite sur mastite avec fièvre, ampoules de lait et j’en passe. Je suis sur-stimulée physiquement, et c’est pour ça que je n’aime pas le tire-lait, je l’utilise uniquement pour tenter de faire accepter le biberon à ma fille (sans succès pour l’instant) .

> Je m’accroche à mon allaitement par amour pour ma fille. Mais par amour pour moi-même, pour pouvoir laisser mon corps tranquille, cesser ces privations alimentaires et passer le relais à d’autres, je suis très souvent tentée d’arrêter l’allaitement et passer au lait infantile. Grâce à ma conseillère en allaitement j’ai tenu le coup jusqu’à présent. J’ai aussi conscience que ça risque d’amener plein d’autres problèmes que je risque de regretter (galère de faire accepter la tétine, galère de trouver le bon lait que ma fille digère sans augmenter ses reflux, galère d’endormissement le soir sans le sein). Le dilemme est immense…

Un grand merci à toutes celles qui ont eu le courage de me lire !

Une maman très fatiguée
Coucou, je me reconnais beaucoup dans ton témoignage surtout sur la partie sommeil ou tu expliques que tu passais ta journée a bercer ton bebe.
Quand mon fils a eu 2 mois ça a été l'enfer. Il pleurait toute la journee par ce quil n'arrivais pas a dormir. Donc je passais mes journées entières a le bercer pour qu'il dorme. Et quand il s'endormait je continuais de le bercer par peur qu'il se réveille.. ce qui m'a beaucoup aidé cest l'écharpe de portage que je nouais plutôt bas et je le faisais teter en même temps que je marchais. (Mais ça pouvais quand même prendre 30 minutes / 1 heure pour l'endormir !!). J'avais tellement mal au dos ! Et aux jambes aussi ! A force de marcher toute la journée dans la maison !

Et puis au final c'est passé presque tout seul sans que je m'en rende compte ! Au fur et à mesure il était plus facile a endormir et monsieur pleurait beaucoup moins en journee.
Ce qui m'a beaucoup aidé mentalement c'est de me dire que TOUT PASSE que ce n'est qu'une phase parmis tant d'autres ! Que dans quelques années je regretterais cette époque... Nous avons la chance d'avoir des enfants en bonne santé c'est le principal. 🫶

Je compatis beaucoup avec toi. J'espère que ça va vite s'arranger !!
 
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