AnnaMagdalena
Colostrum
Hello,
J'écris un peu ici comme une sorte de dernier recours. J'allaite exclusivement ma fille née à terme fin avril, au sein, et elle prend du poids normalement... oui mais à quel prix !
- Dès la tétée de bienvenue, on m'a dit en salle de naissance : "bon, ça, ça va être un bel allaitement !". À la maternité, je demandais à ce que l'on corrige ma position, celle de mon bébé... Et tout semblait aller bien. Pourtant, j'ai subi des douleurs pendant un mois.
- J'ai ensuite pris rendez-vous avec une conseillère IBCLC qui m'a appris le Biological Nurturing. Ouf, plus de douleurs ! Par contre, c'est alors que la canicule arrive. Bébé tète toutes les 1h à 1h30 et ça n'a pas changé.
- Autour de la septième semaine, elle se met à beaucoup s'agiter au sein : tirer, repousser, crier. Je profite d'une pharmacie qui propose un accompagnement à l'allaitement, on me parle du REF et on m'enjoint à me relaxer davantage. OK, je modifie ma posture. Les choses s'améliorent petit à petit.
- À la dixième semaine, nous déménageons à 500km (pour rejoindre la famille). Les phases d'agitation reprennent et sont systématiques : dix fois par jour, ma fille réclame le sein, puis une fois installée, se débat, griffe, hurle quand je l'ôte, hurle quand je la rapproche. Je vais voir une puéricultrice : apparemment rien à retoucher, c'est simplement une période compliquée.
- Bébé a eu trois mois il y a quelques jours et rien n'a changé. Enfin si, maintenant j'ai l'impression qu'elle doit à la fois gérer un REF en début de tétée et un débit lent par la suite. Du coup, j'hyperalterne, je compresses doucement le sein, je veille à entendre la déglutition.... Mais rien ne change
Je suis complètement désemparée : j'ai l'impression de fournir tous les efforts qui me sont possibles sans résultat aucun, qu'il n'y a aucune logique, aucune proportion entre ce que j'essaie et l'effet produit. Dix fois par jour, c'est la douleur, l'angoisse, les crises de larmes pour ma fille comme pour moi, le sentiment de tout rater, d'échouer à une tâche pourtant essentielle, et concernant laquelle je fais de mon mieux pour me renseigner et m'améliorer. J'ai l'impression d'avoir fait une bêtise monumentale en croyant que je serais capable de m'occuper d'une enfant, de la condamner à une vie de souffrance avec une mère qui ne pige rien à rien et à qui il est déjà arrivé de lui crier dessus, ou encore de la faire tomber du lit en s'étant endormie.
Je ne sais même pas si ce que je viens chercher, c'est une oreille bienveillante ou des solutions. Bref, je crois que je vais passer au biberon.

J'écris un peu ici comme une sorte de dernier recours. J'allaite exclusivement ma fille née à terme fin avril, au sein, et elle prend du poids normalement... oui mais à quel prix !
- Dès la tétée de bienvenue, on m'a dit en salle de naissance : "bon, ça, ça va être un bel allaitement !". À la maternité, je demandais à ce que l'on corrige ma position, celle de mon bébé... Et tout semblait aller bien. Pourtant, j'ai subi des douleurs pendant un mois.
- J'ai ensuite pris rendez-vous avec une conseillère IBCLC qui m'a appris le Biological Nurturing. Ouf, plus de douleurs ! Par contre, c'est alors que la canicule arrive. Bébé tète toutes les 1h à 1h30 et ça n'a pas changé.
- Autour de la septième semaine, elle se met à beaucoup s'agiter au sein : tirer, repousser, crier. Je profite d'une pharmacie qui propose un accompagnement à l'allaitement, on me parle du REF et on m'enjoint à me relaxer davantage. OK, je modifie ma posture. Les choses s'améliorent petit à petit.
- À la dixième semaine, nous déménageons à 500km (pour rejoindre la famille). Les phases d'agitation reprennent et sont systématiques : dix fois par jour, ma fille réclame le sein, puis une fois installée, se débat, griffe, hurle quand je l'ôte, hurle quand je la rapproche. Je vais voir une puéricultrice : apparemment rien à retoucher, c'est simplement une période compliquée.
- Bébé a eu trois mois il y a quelques jours et rien n'a changé. Enfin si, maintenant j'ai l'impression qu'elle doit à la fois gérer un REF en début de tétée et un débit lent par la suite. Du coup, j'hyperalterne, je compresses doucement le sein, je veille à entendre la déglutition.... Mais rien ne change
Je suis complètement désemparée : j'ai l'impression de fournir tous les efforts qui me sont possibles sans résultat aucun, qu'il n'y a aucune logique, aucune proportion entre ce que j'essaie et l'effet produit. Dix fois par jour, c'est la douleur, l'angoisse, les crises de larmes pour ma fille comme pour moi, le sentiment de tout rater, d'échouer à une tâche pourtant essentielle, et concernant laquelle je fais de mon mieux pour me renseigner et m'améliorer. J'ai l'impression d'avoir fait une bêtise monumentale en croyant que je serais capable de m'occuper d'une enfant, de la condamner à une vie de souffrance avec une mère qui ne pige rien à rien et à qui il est déjà arrivé de lui crier dessus, ou encore de la faire tomber du lit en s'étant endormie.
Je ne sais même pas si ce que je viens chercher, c'est une oreille bienveillante ou des solutions. Bref, je crois que je vais passer au biberon.
