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Vos accouchements

cerise

Modératrice
Adhérent(e) LLLF
Pardon si c'est douloureux, mais sur un arrêt de grossesse, on te laisse accoucher sans péri si tu le souhaites ? Je pensais que c'était plus ou moins "obligatoire"
Je n'ai pas posé la question (et on ne m'a pas proposé de faire sans) mais aucun acte médical n'est obligatoire donc j'imagine que si j'avais demandé à faire sans, ça aurait été possible.
Mais bon je ne savais pas à l'avance que je détesterais tant.
 

mamachocola

Hyperlactation
Pardon si c'est douloureux, mais sur un arrêt de grossesse, on te laisse accoucher sans péri si tu le souhaites ? Je pensais que c'était plus ou moins "obligatoire"

Je connais une maman qui a accouché sans péri pour une grossesse arrêtée à 22sa, oui. C'était sa demande.

j'allais dire ça dépend peut être du stade de la grossesse, moi à 12 semaines, j'avais aussi demandé sans péri (j'ai même refusé les antidouleurs) et pour le coup j'ai même pu choisir aussi de le faire à la maison (enfin on était venu chez le père et la belle mère de mon homme qui gardaient ma grande en attendant et qui habitaient à 5 minutes de l'hôpital et à 1 minutes des pompiers, au cas où ça tourne mal. Car à ce moment là nous on habitait à 30 minutes de la grande ville. )

j'ai eu les explications de l'interne concernant les signes à repérer si ça tournait mal, et quand venir si besoin.

Je n'ai pas eu besoin et j'étais contente d'avoir pu faire ça à mon rythme et dans l'intimité.

Bon un peu moins de réaliser après coup que l'embryon était parti dans les toilettes...
 

Cactus2002

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
A deux mois et demi, je suis juste rentée à la maison et j'ai attendu que ça se fasse tout seul. On m'a proposé un médicament pour évacuer tout de suite, mais j'ai préféré ne pas le prendre. Mais c'est en effet beaucoup plus tôt dans la grossesse, la douleur était forte mais je ne pense pas qu'on propose une péridurale à ce stade
 

bloom

Fontaine de lait
Aussi, je n'aime pas l'idée que la grossesse soit un "travail" dont l'accouchement serait l'examen final, qu'il faudrait préparer en prime, en plus des rendez vous et de la paperasse.
je lis que tu n'as pas envie de mettre beaucoup d'énergie dans tes accouchements, et que ça te parle d'avoir le maximum de confort, que ta relation avec les équipes médicales fait que c'est très facile pour toi de suivre le protocole standard et que ça se passe très bien à chaque fois.

je réagis sur le fait du "travail" de préparation à l'accouchement, je lis que pour toi c'est une idée que tu n'aimes pas. Je te rejoins là-dessus.
Ceci dit, si j'avais été à la maternité à côté de chez moi, quelques stations de bus, j'aurais pu y aller à pied. 2 à 3 fois plus de césariennes que la moyenne nationale, de nombreux commentaires sur leur page internet, de femmes qui se sont senties maltraitées.

j'aurais aimé ne pas avoir à faire de démarches, et je tâche de souligner à chaque fois combien j'ai du m'investir pour m'entourer de personnel médical féministe et militant pour le respect de la femme, parce que ça ne coulait pas de source dans mon cas. je le souligne et j'insiste dessus, pour communiquer et mettre en garde les femmes qui seraient tentées de faire confiance. je pense que malheureusement aujourd'hui en France , on ne peut pas compter sur la chance pour être bien accompagnée dans ses souhaits pour son accouchement. je considère que mes accouchements se sont bien passés aussi et surtout parce que j'ai fait ces démarches. si j'avais juste fait le truc de base, s'inscrire à la maternité du coin et dire oui à tout, mes enfants et moi /mon corps n'auraient certainement pas vécus les choses de la même façon.
oui il y a moins de morts, mais je ne suis pas sûre que les traumas soient bien comptabilisés.
est-ce qu'il y a des stats sur les traumas de femmes qui accouchent , sur l'accompagnement post traumatique, sur les mesures prises suite à des problèmes en salle de naissance (problèmes avec des impacts psychiques), de formations, débriefs, sanctions ?

je trouve pas satisfaisant de lire ci-dessus toutes les remarques désobligeantes que se sont cru autoriser de faire les divers gyneco, anesthesistes et cie malgré leurs années d'études et leurs nombreux stages. Apparemment ça ne leur a pas suffit pour apprendre les règles élémentaires de respect et de politesse.
moi j'ai senti le potentiel de mon anesthésiste mais je n'étais pas vulnérable à ce moment là donc je lui laisse le bénéfice du doute.

et à toutes mes amies, je pose la question de la préparation de leur accouchement, je les mets en garde, je vérifie qu'elles se sont préoccupées de préparer une safe place.

bon moi la comparaison trip sous champis / naissance d'enfant me parle pas trop mais je trouve ca bien qu'on soit toutes différentes. l'essentiel c'est que chacune soit respectée dans sa démarche et là dessus, il y a encore du progrès à faire.
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Je peux te répondre sur ce que je connais des hôpitaux publics.

Il y a une direction qualité, qui fait le lien entre les usagers et les soignants. Si une plainte est remontée, les soignants seront avisés, et s'il s'avère que la situation est sérieuse, il y aura une réunion multidisciplinaire pour poser les choses et définir des pistes d'amélioration. C'est un point d'attention particulier de la HAS pour la certification des hôpitaux, qui a lieu tous les 5 ans.

il me semble que les établissements sont tenus de communiquer leurs taux d'episio et césariennes (sachant que dans les mater de niveau 2, 3, il y en a nécessairement davantage)?

Je n'avais pas d'attente particulière sur mon accouchement, à part que mon bébé et moi y survivions à peu près entiers. C'est rude mais une collègue obstétricienne et une de mes patientes ont perdu leurs bébés récemment, et des le début de mes études j'ai été confrontee à ce genre de situation, ça arrive, et ça m'a énormément marquée. Ça, et le fait que travaillant à l'hôpital public, je n'envisageais pas d'aller ailleurs, par loyauté aussi. A part à Brest où il y avait une clinique, je n'aurais de toute façon pas eu Le choix, dans les villes moyennes il n'y a pas deux maternités. Donc effectivement je suis allée accoucher à pied en face de chez moi. Et dans les aleas, je sais que je peux tomber sur des personnes plus ou moins sympa ou bien luneees, peut être stressées, peut être à bout parce qu'elles sont en plein divorce ou que le petit dernier a eu la gastro cette nuit, il y avait des gens plus ouverts et d'autres plus bourrus mais tout le monde s'est comporte avec courtoisie et professionnalisme. Après j'y suis vraiment allée les mains dans les poches et plutôt détendue parce qu'à chaque fois j'ai accouché dans des hôpitaux où j'avais travaillé voire habité, que je connaissais les coulisses et que toutes les odeurs, les bruits des scopes étaient familiers.

Ça me fait penser à une anecdote racontée à une patiente par l'obstetricien qui m'a suivie pour les filles, un sexagénaire qui en paraissait 10 de plus. Il était très old school et les choses ont bouge trop vite pour lui, il a confié à la parturiente et son mari qu'il était temps qu'il parte en retraite, car il n'arrivait plus à communiquer avec ses patientes. Quand il a commencé à travailler, et qu'on l'appelait sur une naissance instrumentee, que maman et bébé étaient saufs, tout le monde était content et le gyneco satisfait d'avoir bien fait le job. Maintenant, quand il range ses spatules et donne le nouveau né à sa mère, elle s'effondre en pleurs, et confesse se sentir extrêmement déçue. Le gyneco a toujours l'impression d'avoir bien travaillé, mais personne ne lui en est reconnaissant cette fois et on aurait préféré ne pas le voir du tout. Lui, qui fait ça depuis 40 ans, il ne pige pas, et il est totalement incapable de trouver les bonnes paroles.

Il y a un vrai challenge à concilier des attentes sociétales qui veulent s'éloigner de la technique et des odeurs de désinfectant, et la réalité de l'obstetrique qui est une discipline assez exigeante où les choses peuvent mal tourner en quelques minutes, et où la prise de décision doit être très rapide. Il y a plein d'exemples intéressants, la mise à disposition des plateaux pour les libérales, les maisons de naissance, des leaders d'opinion comme l'a été le projet des Lilas... pour éviter les dérives type FBS, ou des fuites de patientes vers des propositions non adaptées (accouchement à domicile catastrophique pour des jumeaux...).

Je trouve ça chouette qu'il y en ait pour tous les goûts (même si j'ai bien fait de ne pas devenir obstétricienne, c'était mon rêve initialement mais c'est vraiment stressant comme vie), y compris pour les grosses feignasses comme moi qui veulent juste une péri bien tassée pour grappiller deux ou trois ultimes heures de sommeil.
 

Sekhmet

Modératrice
Adhérent(e) LLLF
il me semble que les établissements sont tenus de communiquer leurs taux d'episio et césariennes (sachant que dans les mater de niveau 2, 3, il y en a nécessairement davantage)?
Oui, il y a un site où il y a les stats d'IdF : https://accouchements.sante-idf.fr/app_direct/accouchements_idf/
C'est très intéressant de le regarder car même les hôpitaux publics niveau 3 n'ont pas des stats si catastrophiques (même en se payant tous les cas patho du coin).

Des témoignages que j'ai entendu, les cliniques privés sont moins bonnes que le public. Comme les docs sont payés à l'acte, ils ont tendance à vouloir en faire plus... alors que dans le public, l'osbtétricien.ne sera payé.e pareil si elle sort les instruments ou si elle se tourne les pouces en salle de garde.
Et franchement, ayant accouché dans des hôpitaux publics, le dialogue était très bien, respectueux et correct même si des fois on sent qu'il y en a un ou deux qui fatigue ou qui n'a pas le temps. <3

Là où mon premier accouchement ne s'est passé selon ce que je rêvais et que ça aurait pu être mieux, je peux au moins dire que j'ai été respectée de A à Z, malgré tout ce qui s'est passé. Aucun truc ne m'a été fait sans m'expliquer ce qui se passait, aucun truc ne m'a été imposé sans justification. Big up à l'interne en obstétrique à qui on a demandé de venir avec les ventouses, qui s'est préparée... et qui a regardé le bébé sortir car finalement on n'avait pas besoin d'elle. Mais elle était prête à agir au taquet, et elle a fait le geste extrêmement professionnel de ne *pas* agir car elle a jugé (et la SF aussi) que finalement ce n'était pas nécessaire (même après avoir mis les gants et tout).
Et tout ça m'a laissé un bon souvenir et un bon ressenti de mon accouchement, et ça c'est top. Le post-partum aussi ça a été top niveau bienveillance (j'ai eu envie de leur faire des câlins en partant).

Je trouve qu'il y a une énorme amélioration sur la dernière décennie à ce sujet quand même. Peut-être certains ont du mal à s'adapter, c'est sûr que c'est pas facile, mais c'est important et ça progresse.

Je trouve ça chouette qu'il y en ait pour tous les goûts (même si j'ai bien fait de ne pas devenir obstétricienne, c'était mon rêve initialement mais c'est vraiment stressant comme vie), y compris pour les grosses feignasses comme moi qui veulent juste une péri bien tassée pour grappiller deux ou trois ultimes heures de sommeil.
Je suis pas sûre qu'on puisse qualifier de feignasse quelqu'une qui accouche, péri ou pas (faut pousser quand même :lol: ), grosse je te l'accorde, surtout enceinte de jumeaux xD, mais je suis d'accord que c'est top d'avoir du choix. J'espère que les alternatives safe et physio vont se développer (plus de maisons de naissance, de plateaux techniques, etc) pour proposer un panel large tout en étant sécurisé. :pom pom:
 

rebeccapneu

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
il me semble que les établissements sont tenus de communiquer leurs taux d'episio et césariennes (sachant que dans les mater de niveau 2, 3, il y en a nécessairement davantage)?
Par curiosité pour ma première grossesse j'avais demandé directement en consultation. Le SF ne savait pas donc avait posé la question...et personne n'a su lui répondre, il s'en excusait à chaque consultation !
 

Sekhmet

Modératrice
Adhérent(e) LLLF
Je reprends un truc sur tes accouchements @Pauline C c'est le côté "familier" de l'endroit où on va accoucher. Sans aller jusqu'à connaître le nom du chat de chaque sage-femme et médecin, réussir à connaître un peu les lieux et personnes fait une grosse différence mentale je trouve.
Dans la filière physio où j'ai accouché, on rencontrait au moins une fois toutes les sage-femmes de la section (il y en avait 5), et j'ai trouvé que "ok je sais que je vais accoucher avec Bidule", de voir la tête de Bidule m'accueillir, tout de suite ça a cliqué dans ma tête comme "ok je me sens safe". C'est dingue comme ça peut faire une différence. <3

Évidemment c'est compliqué de rencontrer toutes les sage-femmes et tous les médecins d'une maternité, mais s'il y a moyen de mettre en place des trombis (ou même des minis vidéo où chaque SF/membre se présente en 2 minutes), ou de passer les voir à un moment donné (dans le suivi ?), une visite virtuelle des lieux tant qu'à faire (que le numérique moderne serve à quelque chose), c'est des choses qui rendraient le contact plus facile je pense.

Et ce, indépendamment de la "gravité" de l'accouchement : du pur physio à la césarienne en urgence, se sentir en sécurité joue énormément sur le ressenti qu'on a de son accouchement quand même.
 
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