Ma tante mettait un matelas dans la cuisine pour dormir quand ses jumeaux hurlaient trop. Ma mère n'entendait même plus mon petit frère qui pleurait à côté d'elle de minuit à 2h, c'est sa maman qui venait le récupérer la nuit. Moi aussi j'ai dormi à côté de bébés en pleurs, me suis fait enlever d'autorite un braillard par mon petit frère au milieu de la nuit ("donne , t'en peux plus là"...bon, il l'a vite refilé a notre mere ensuite, pas fou), passé quelques bouts de nuit sur le canape (heureusement qu'on n'avait pas le toutou à l'époque !). C'est un peu ce que j'entends par flegme, une capacité à accepter les choses et ne pas se preoccuper de ce sur quoi on n'a pas prise, juste avancer un jour après l'autre. Pour mon deuz, les 2 premiers mois je me suis sentie nulle (moi, sa maman, je n'arrivais pas à le calmer), puis j'ai compris que ce n'était pas grave, que c'était un travail d'équipe et qu'il fallait faire au mieux. Les jumelles ont quand même pas mal pleuré (elles le font encore bien trop à mon goût), et il y a eu leur reflux/œsophagite and co, mais je l'ai beaucoup mieux vécu parce que j'étais plus en confiance. Pour moi c'est OK de pleurer de fatigue, mais en pleurant, je restais optimiste pour la suite, ce qui me manquait pour mon fils.