• ENCOURAGEZ-NOUS !

    Les animatrices donnent bénévolement de leur temps et de leurs compétences pour répondre aux questions que se posent les mamans qui allaitent et accompagner celles qui le souhaitent tout au long de leur allaitement : en réunion, par courriel et au téléphone... et sur le forum !
    Si vous appréciez notre travail, nous vous invitons à nous le faire savoir par quelques mots d'encouragement à notre intention, et/ou par un don ou une cotisation - si ce n'est déjà fait - qui nous permettront de continuer à nous former pour toujours mieux répondre aux besoins des mamans qui choisissent d'allaiter.
    Rendez-vous sur le site LLL et choisissez le groupe 00-Forum pour soutenir l'équipe du forum LLL.

Doutes et avortement

Li-Lou

Montée de lait
Je ne savais pas trop quel nom donner au sujet, désolée.

Je suis maman d'une petite de 18 mois, allaitée jusqu'ici. Nous sommes rentrés en sevrage il y a une semaine et demi parce que j'ai appris ma grossesse il y a un peu plus d'un mois. Je souffre d'hyperemese gravidique, comme pour ma première, et suis sous cariban. Le sevrage ne me dérange pas plus que ça, je me suis rendue compte que les nuits entre coupées me pesaient énormément et depuis que son père s'occupe des nuits, ma fille dort dans son lit, sans pleurs ni réveils nocturne. Comme si nous avions décidés que chacunes en avait assez de cette situation.

Bref... Mon souci étant que j'ai un terrain dépressif. Pour ma première, j'ai fait une dépression post partum et, honnêtement, j'en sors tout juste. Ça a été très dur et je me suis sentie tellement seule pendant le post partum. J'ai 21 ans et pas vraiment d'ami(e)s pour me comprendre, ma famille n'est pas très aidante et j'ai un copain TSA qui, parfois, ne peut juste pas me soulager avec la petite car il est trop stimulé.

Cette nouvelle grossesse me terrifie. J'ai peur de refaire une dépression, qu'elle m'éloigne de ma fille, de ne pas pouvoir m'occuper de ce bébé à venir. J'ai peur de revoir mon corps se déformer, devoir reperdre du poids, me remettre de côté durant un temps. Devoir assumer l'allaitement, qui n'est pas négociable pour moi, et de tout simplement ne pas pouvoir faire mon maximum pour ce bébé.

Depuis que ma fille a grandit j'ai re gagné une certaine liberté, j'ai peur de devoir remettre ça de côté. Je ne veux pas revivre la douleur d'une dépression, enfin en vrai, je ne sais pas trop quoi dire de plus que ça.

Et dans un autre sens, on désire vraiment avoir un second enfant mais peut-être pas maintenant...J'ai déjà fait plus de la moitié du premier trimestre donc mes nausées sont censées s'atténuer bientôt. J'ai peur de "gâcher " cette grossesse, de regretter, tout est un peu en bordel dans ma tête.
 

Doobida

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Ouch @Li-Lou rude situation...
As-tu la possibilité d'avoir un rdv rapide avec sage-femme ou médecin traitant au moins, pour poser les mots et mettre de l'ordre dans tes idées ?
Si ce n'est pas le moment, vous êtes tout à fait en droit de remettre à plus tard, gérer deux enfants en bas âge c'est quelque chose et tu sais à quoi tu t'exposes psychiquement parlant..
As-tu déjà expliqué clairement tes besoins à ta famille pour espérer un peu plus de soutien ? Ton mec participe-t-il a des groupes de parents TSA pour grandir dans son rôle de père ?
Plein de courage à toi :calin:
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Bonsoir,
Ce sont des questionnements qui sont tout à fait normaux dans une situation telle que la tienne, il y a de nombreux facteurs de vulnérabilité dans votre histoire. Il paraît nécessaire que tu sois suivie par une équipe pluridisciplinaire compétente, à la fois sur le plan psychiatrique et obstétrical, pour vous apporter le maximum de soutien et éviter de revivre la même situation. La dépression du post partum est une entité complexe et il existe en effet un risque de récidive, mais la dépression est une maladie qui se soigne et en règle générale guérit. C'est le boulot des équipes soignantes de faire en sorte que cette maladie "reste à sa place", même si on ne peut pas totalement l'effacer, ni promettre que ca n'arrivera plus jamais, ça ne devrait pas être une ombre qui contrecarre les projets d'une vie. Je travaille sur des maladies chroniques, pas en psychiatrie, quand on évoque la crainte de la rechute, on essaie d'avoir une posture de "coopération": cette maladie , on la connaît, on en connaît les symptômes, elle ne nous prendra plus par surprise, et on s'engage à être à vos côtés dès que vous aurez besoin de nous.
Quoi qu'il en soit, si tu décides de poursuivre la grossesse, tu ne "gâches" rien, au contraire, tu te poses des questions pertinentes, ça n'a aucun impact négatif sur le développement de l'embryon.
Ça paraît nécessaire de "poser" ces questionnements auprès d'une équipe compétente.
Il faut aussi savoir, même si ça soulève de l'opposition d'un certain nombre de praticiens pour des raisons évidentes, et même si ça paraît un peu glauque, que la loi permet d'interrompre la grossesse à tout moment pour raison "psycho sociale" grave. Sans limite de terme. Une femme enceinte qui serait en danger à cause d'une dépression, ou d'une hyperemese, pourrait donc demander une interruption médicale de grossesse. (Je sais que c'est déjà arrivé pour des femmes très carencees car incapables de s'alimenter, avec des troubles ioniques menaçants).
Bon courage à vous
 

Li-Lou

Montée de lait
Ouch @Li-Lou rude situation...
As-tu la possibilité d'avoir un rdv rapide avec sage-femme ou médecin traitant au moins, pour poser les mots et mettre de l'ordre dans tes idées ?
Si ce n'est pas le moment, vous êtes tout à fait en droit de remettre à plus tard, gérer deux enfants en bas âge c'est quelque chose et tu sais à quoi tu t'exposes psychiquement parlant..
As-tu déjà expliqué clairement tes besoins à ta famille pour espérer un peu plus de soutien ? Ton mec participe-t-il a des groupes de parents TSA pour grandir dans son rôle de père ?
Plein de courage à toi :calin:
Je vais essayer de contacter un centre de santé demain matin...
Concernant ma famille, j'ai un peu baissé les bras je l'avoue, ça me prend trop d'énergie.
Mon copain ne participe à aucun groupe mais ça pourrait être pertinent, bien que je doute qu'il veuille y participer...
 

Maléo

Hyperlactation
Bonjour, tu es seule (avec ton conjoint ) pour décider mais vu ce qu tu dis , à 21 ans
Et dans un autre sens, on désire vraiment avoir un second enfant mais peut-être pas maintenant...
Le recours à une IVG est la réponse au "pas maintenant" . Tu as du temps devant toi pour avoir une contraception et démarrer une autre grossesse en forme et sereine.
Bonne soirée
 
Haut