Je profite d’une sortie des garçons pour finir ce message (bon c'était il y a 6h ^^)
Bon c'était bien compliqué ces derniers temps car j'étais seule à la maison (c'était prévu) et au travail (pas prévu) avec mes BP indisponibles car déjà au chevet de leurs propres parents (ça non plus, c'était pas prévu). Entre les Tetris d'emplois du temps, les rendez-vous médicaux à caser, les miens et ceux de mon petit, qui a été bien malade, j’ai trouvé ça vraiment dur. J’admire celles pour qui c’est le quotidien. Janvier s’annonce du même niveau et j’en suis déjà fébrile.
On a aussi un déménagement en perspective, probablement au premier trimestre 2026. On savait que la maison que l'on habite actuellement n’était pas en bon état, mais on réalise seulement maintenant qu’on n’a en fait rien préparé pour la suite.
Entre-temps, il y a eu un décès dans la famille de mon conjoint, ce qui nous rend très tristes, avec en plus une succession compliquée dans une famille plutôt désunie. Je suis assez contente de comment on a gérer ça avec notre fils, il bien compris que quelqu'un était parti, quelqu'un qu'il nomme quand on dit bonne nuit aux étoiles

Au milieu de tout ça, on l'a accompagné pour sa deuxième hospitalisation (après la néonat). Il a dû jeuner à partir de minuit, et ce jusqu'à son réveil à 13h. Ça c'était vraiment pas cool et dur pour lui, mais cependant moins difficile que ce à quoi je m'attendais. L'opération s'est bien passée, il a à peine pleuré quand ils l'ont pris. Et pour la suite, les antalgiques prescris ont largement suffis, même sans être donnés très régulièrement. Je le trouve même un peu beaucoup trop en forme
C’est donc là, en "convalescence" qu’il tente ses premiers pas. Ce n’est pas encore ça, mais déjà il essaie. Il parle toujours autant, comprend vraiment tout ce qui touche au quotidien, sort de nouveaux mots chaque jour (parfois proches des vrais, parfois pas du tout et il faut sortir le décodeur). Il a acquis le oui/non de la tête, montre du doigt et ça c'est bien pratique pour communiquer.
Par contre, on est dans une phase où il tape, tout, tout le monde, tout le temps. Il explore ça à fond et c’est assez pénible. Souvent c’est quand on envahit son espace, donc là c’est assez simple de lui proposer des alternatives (dire “arrête”, “non”, “stop”). Mais dans les moments de frustration ou de jeu, je suis démunie et ne sais pas quoi lui proposer en échange. Quand il s'interrompt en plein jeu, me regarde droit dans les yeux et me tape en disant “pap!”, grrr. Je ne sais pas d’où ça vient : pas de violence physique chez nous (même si on se dispute parfois devant lui), et chez la nounou ça semble venir aussi de lui. J'ai l'impression que ça le travaille vraiment.
Est-ce que vos bébés font ça aussi genre 45 fois par jour ?
Par rapport aux nuits, j'ai vus les messages de certaines et je nous ai reconnus dans ces témoignages, aïe aïe que c'est dur quand on ne voit pas le bout. Alors ici ça va globalement mieux depuis qu’il accepte que son papa le couche. Il se réveille encore 2 à 4 fois par nuit MAIS il commence à prendre en main sa routine : deux à quatre petites histoires selon sa fatigue, petit rituel (dont on ne sait pas qui de papa ou bebe y est le plus attaché), puis il va lui-même dans son lit et son papa reste à côté jusqu’à l’endormissement - ce qui consiste parfois en 30 bonnes minutes de chahut jusqu'à une extinction foudroyante. Avec moi, par contre, ce manège est impossible. Il réclame toujours la tétée et, en journée, ne me lâche pas.
On est à environs 5 vrais tétées par 24h, beaucoup d'autres sont des tétées calins qui durent 2 secondes (ou qui ne lui servent qu'à s'extirper d'une situation déplaisante, je tombe encore souvent dans le paneau...

).
J’ai donné du LA à la nounou pendant ma période infernale car je n’arrivais plus à tirer et le lait de vache n'est toujours pas une vraie option. Ça va tellement mieux depuis qu'on a arrêté la réintroduction des PLV que je pense rester en mixte à la rentrée. Avec seulement quatre biberons par semaine, c'est une concession acceptable pour moi mais on ne finit jamais les boîtes. Ça c'est vraiment nul.
Pour les repas, là aussi j'envoie des brouettes de courage (et de patiance) à celles qui galèrent. Ici, même avec un bon mangeur, c’est très aléatoire, notamment au petit-déjeuner, goûter et dîner. Parfois il ne mange rien (mauvais timing, mauvaise texture ?), parfois il se concentre sur pains/pâtes/bananes. Il adore les radis coupés qu’il mâchouille puis recrache. Et le matin, je ne sais plus quoi lui proposer : il ne veut que des œufs et boude les cracottes. Petite phase de sélectivité alimentaire donc.
@clar_zy courage pour cette phase compliquée... effectivement, chaque âge a son lot de défis et la fatigue s'accumule de jours en jours, d'années en années. Toi tu dois en plus gérer les spécificités de la gémellité, qui a sans doute quelques avantages mais aussi (j'ai l'impression) beaucoup d'inconvénients non compensés. J'espère que tu as de bonnes âmes dans ton entourage pour te soulager, te soutenir. Sinon ben tu sais moi je suis en Isère aussi
Déso pour le pavé !
Ça commence à devenir un habitude.