Bonjour,
J'ai eu une DPP très sévère a la naissance de ma première avec risque suicidaire 5 semaines après sa naissance.
Je l'ai allaitee une semaine complète, avec des crevasses en sang et des douleurs tellement intenses que je n'arrivais plus a lui donner le sein et elle a perdu du poids, culpabilité++, mon mari a fait un burn out au passage... J'ai tout fait pour sauver cet allaitement : associations d'allaitement à côté de chez moi, conseillère en lactation, bouts de sein, tire lait... Mais a cause de la douleur appréhension++ de donner le sein, quatre semaines de mix sein et tire allaitement avec toujours des douleurs, 4 semaines d'épuisement pour pas grand chose et pour finir 48h où j'étais incapable de donner le sein (grosse crise psychologique, urgences car je sentais que j'allais me tuer, anxiolytiques et antidépresseurs, bref la totale, DPP lier a plein de choses dont le fait que je n'arrivais pas à allaiter ma fille sans douleur)
Ça s'est arrêté comme ça.
Autant vous dire que cet allaitement m'a traumatisee.
Je m'en suis remise doucement (de la dépression), une deuxième grossesse sans anti dépresseurs, moral a peu près correct.
Je me suis promis que j'allaiterais, mais pas à n'importe quel prix.
Oui mais voilà, monsieur est né le 3 mars et gros stress à la première tétée. On m'a aidée a l'installer, douleurs (supportables)pendant toute la tétée d'accueil. Panique.
Il dormait, tetouillait vite fait, n'arrivait pas a ouvrir la bouche. J'avais l'impression de voir un bébé en mode "survie" qui n'a même pas la force de téter. Je sais que ça peut arriver a la naissance, qu'il faut juste un petit coup de pouce et un peu de patience.
J'ai appelé pour être aidée, je leur ai dit qu'il n'arrivait pas à prendre le sein réponse : les soignants ont attrapé mon mamelon pour le fourrer de force dans la bouche, très mal installé (nez enfoncé dans le sein), je leur ai dit que j'avais mal, que ça n'allait pas, réponse "toutes les femmes pleurent quand elles allaitent leur bébé"
Heuuu.. c'est faux.
Mais voilà, lessivée par l'accouchement (certes idyllique), par les tranchées, face a l'impossibilité d'être accompagnée pour bien positionner mon bébé, j'ai vu la consultante en lactation de la maternité qui est restée... 2 minutes chrono. Juste le temps de fourrer le mamelon dans la bouche et partir.
Crevasses apparues en deux tétées : j'ai accouché a 11h, à 19h j'avais une crevasse
Impossible d'expliquer mon histoire, pourquoi j'ai si peur de la douleur, mes antécédents de dépression, trop fragile pour envoyer balader les soignants qui installaient mal mon fils au sein...
La perspective de tirer mon lait, le stress intense et les flashback des douleurs lors de mon premier allaitement, la perspective d'un retour a la maison avec la grande a gérer + un tire allaitement+ essayer de redonner le sein sans pouvoir être accompagnée avant le lundi (je rentrais le vendredi), je suis passée au biberon. J'avais peur aussi de vriller complet si ça ne marchait pas, de ne pas être capable d'arrêter !!! De finir les seins en sang, en larmes, au bord du suicide !
J'avoue, j'ai détesté le tire lait en plus lors de mon premier allaitement.
Oui mais voilà bébé a tous les signes d'une intolérance au lait de vache.
Il a un mois.
Il prend le sein, bien, à condition de ne pas avoir faim. Il y a 3/4 déglutition et après il tetouille.
Oui parce que j'ai essayé de redonner le sein hier, histoire de me flageller. Bref j'aurais pu allaiter sans douleur, si on m'avait aidée.
Et j'avais besoin d'aide et surtout d'écoute sur place, à la maternité !
Je vois la psychiatre vendredi. Je vais demander a nouveau des anti dépresseurs.
C'est débile j'ai en partie pas allaité parce que j'avais peur de l'état dans lequel on serait mon mari et moi de partir dans un combo tire allaitement / douleurs lors de la mise au sein / solitude / la grande de deux ans et demi a gérer... Peur d'un burn out, d'une nouvelle dépression... Je sais qu'on peut faire du lien autrement qu'en allaitant et c'est le cas. Je suis juste très triste car je ne me suis pas battue pour allaiter. Très triste parce que j'ai été victime du système, pas écoutée, pas accompagnée comme j'en avais besoin.
Est ce que ça se tente, une relactation en se basant uniquement sur le DAL au sein ? De tout de façon les biberons durent 40 min... A raison de 6 biberons par jour + du tetouillage ça peut aller vite ! S'il prend tous ses biberons au sein, et que j'arrive à bien l'installer (j'ai réussi a condition qu'il soit calme) il y a moyen que ça fonctionne ?
J'ai essayé déjà avec le DAL dans un biberon a côté de moi mais ce n' est vraiment pas pratique : j'ai besoin de mes deux mains pour installer monsieur et il faut mettre le récipient a la bonne hauteur. En plus quand monsieur lâche le sein, et que j'enlève tout, souvent j'oublie le tuyau et avec la gravité ça vide le reste du biberon par terre... C'est déjà dur de s'installer au sein... Alors avec le DAL à gérer en plus... Sans compter les reflux, brûlures...
Des avis sur les DAL a mettre autour du cou, est ce que ça vaut le coup ?
Merci d'avance pour votre bienveillance et vos conseils.
Même si ça ne marche pas, les mises au sein sont un moment privilégié avec mon fils. Le fait de l'endormir au sein... Quelle joie !
J'ai eu une DPP très sévère a la naissance de ma première avec risque suicidaire 5 semaines après sa naissance.
Je l'ai allaitee une semaine complète, avec des crevasses en sang et des douleurs tellement intenses que je n'arrivais plus a lui donner le sein et elle a perdu du poids, culpabilité++, mon mari a fait un burn out au passage... J'ai tout fait pour sauver cet allaitement : associations d'allaitement à côté de chez moi, conseillère en lactation, bouts de sein, tire lait... Mais a cause de la douleur appréhension++ de donner le sein, quatre semaines de mix sein et tire allaitement avec toujours des douleurs, 4 semaines d'épuisement pour pas grand chose et pour finir 48h où j'étais incapable de donner le sein (grosse crise psychologique, urgences car je sentais que j'allais me tuer, anxiolytiques et antidépresseurs, bref la totale, DPP lier a plein de choses dont le fait que je n'arrivais pas à allaiter ma fille sans douleur)
Ça s'est arrêté comme ça.
Autant vous dire que cet allaitement m'a traumatisee.
Je m'en suis remise doucement (de la dépression), une deuxième grossesse sans anti dépresseurs, moral a peu près correct.
Je me suis promis que j'allaiterais, mais pas à n'importe quel prix.
Oui mais voilà, monsieur est né le 3 mars et gros stress à la première tétée. On m'a aidée a l'installer, douleurs (supportables)pendant toute la tétée d'accueil. Panique.
Il dormait, tetouillait vite fait, n'arrivait pas a ouvrir la bouche. J'avais l'impression de voir un bébé en mode "survie" qui n'a même pas la force de téter. Je sais que ça peut arriver a la naissance, qu'il faut juste un petit coup de pouce et un peu de patience.
J'ai appelé pour être aidée, je leur ai dit qu'il n'arrivait pas à prendre le sein réponse : les soignants ont attrapé mon mamelon pour le fourrer de force dans la bouche, très mal installé (nez enfoncé dans le sein), je leur ai dit que j'avais mal, que ça n'allait pas, réponse "toutes les femmes pleurent quand elles allaitent leur bébé"
Heuuu.. c'est faux.
Mais voilà, lessivée par l'accouchement (certes idyllique), par les tranchées, face a l'impossibilité d'être accompagnée pour bien positionner mon bébé, j'ai vu la consultante en lactation de la maternité qui est restée... 2 minutes chrono. Juste le temps de fourrer le mamelon dans la bouche et partir.
Crevasses apparues en deux tétées : j'ai accouché a 11h, à 19h j'avais une crevasse
Impossible d'expliquer mon histoire, pourquoi j'ai si peur de la douleur, mes antécédents de dépression, trop fragile pour envoyer balader les soignants qui installaient mal mon fils au sein...
La perspective de tirer mon lait, le stress intense et les flashback des douleurs lors de mon premier allaitement, la perspective d'un retour a la maison avec la grande a gérer + un tire allaitement+ essayer de redonner le sein sans pouvoir être accompagnée avant le lundi (je rentrais le vendredi), je suis passée au biberon. J'avais peur aussi de vriller complet si ça ne marchait pas, de ne pas être capable d'arrêter !!! De finir les seins en sang, en larmes, au bord du suicide !
J'avoue, j'ai détesté le tire lait en plus lors de mon premier allaitement.
Oui mais voilà bébé a tous les signes d'une intolérance au lait de vache.
Il a un mois.
Il prend le sein, bien, à condition de ne pas avoir faim. Il y a 3/4 déglutition et après il tetouille.
Oui parce que j'ai essayé de redonner le sein hier, histoire de me flageller. Bref j'aurais pu allaiter sans douleur, si on m'avait aidée.
Et j'avais besoin d'aide et surtout d'écoute sur place, à la maternité !
Je vois la psychiatre vendredi. Je vais demander a nouveau des anti dépresseurs.
C'est débile j'ai en partie pas allaité parce que j'avais peur de l'état dans lequel on serait mon mari et moi de partir dans un combo tire allaitement / douleurs lors de la mise au sein / solitude / la grande de deux ans et demi a gérer... Peur d'un burn out, d'une nouvelle dépression... Je sais qu'on peut faire du lien autrement qu'en allaitant et c'est le cas. Je suis juste très triste car je ne me suis pas battue pour allaiter. Très triste parce que j'ai été victime du système, pas écoutée, pas accompagnée comme j'en avais besoin.
Est ce que ça se tente, une relactation en se basant uniquement sur le DAL au sein ? De tout de façon les biberons durent 40 min... A raison de 6 biberons par jour + du tetouillage ça peut aller vite ! S'il prend tous ses biberons au sein, et que j'arrive à bien l'installer (j'ai réussi a condition qu'il soit calme) il y a moyen que ça fonctionne ?
J'ai essayé déjà avec le DAL dans un biberon a côté de moi mais ce n' est vraiment pas pratique : j'ai besoin de mes deux mains pour installer monsieur et il faut mettre le récipient a la bonne hauteur. En plus quand monsieur lâche le sein, et que j'enlève tout, souvent j'oublie le tuyau et avec la gravité ça vide le reste du biberon par terre... C'est déjà dur de s'installer au sein... Alors avec le DAL à gérer en plus... Sans compter les reflux, brûlures...
Des avis sur les DAL a mettre autour du cou, est ce que ça vaut le coup ?
Merci d'avance pour votre bienveillance et vos conseils.
Même si ça ne marche pas, les mises au sein sont un moment privilégié avec mon fils. Le fait de l'endormir au sein... Quelle joie !
